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blog des textes de poete fada (frederic cotta)

20 juin 2011

Parti trop tôt

Voilà que j'apprends que tu n'es plus parmis nous
J'ai reçu ces appels comme des coups de massue
Et remontent les souvenirs d'un temps disparu.

Cette classe de troisième où nous nous sommes connus
Tour sainte, le collège où je n'aurais jamais mis les pieds
Si le collège public n'avait pas été aussi dégradé.

Et parmis les souvenirs je retiens nos éclats de rire pourtant si lointains
Quand tu t'es attaché à une chaise durant un cours d'instruction civique
Que j'ai fait l'avocat, plaidé ta cause avant de me faire expulser par une prof neuneu et peu crédible.

Je me souviens aussi de la farine et des oeufs
Dispensés avec joie sur cette prof neuneu
Qu'est-ce qu'on s'était fait engueuler par M. Bara !

Le concert de michael jackson au parc des princes
Notre virée à dysneyland paris
Bizarrement je retiens surtout ce qui nous a construits.

Je me souviens de cet été que tu as passé chez moi
Réfugié politique dans ta vie à ce moment là
Tout comme tu es venu, un soir de Mars 2008 réconforter ton ami

Qui pourra maintenant me comprendre comme je te comprenais
Inséparables à l'époque et depuis non séparés
Que la vie va être difficile sans toi à mes côtés

Mais Je ne pleure pas trop des tristesses de la vie
Ou du moins, je les mets entre parenthèses
Car pour moi tu étais plus qu'un ami, tu étais comme mon frère


Pour David Bonnet
Décédé
Frédéric COTTA (Poete-Fada)

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License

14 mars 2011

Confession

Je t'ai aimé tant que j'ai pu puis je t'ai dit de partir
Je t'ai repoussé quand tu as voulu revenir
J'ai mis du temps à comprendre ce qui m'attache à toi
Cette sensation d'en avoir pas fini avec toi

Pourtant tu as tout fait pour que je revienne à toi
Et maintenant que je suis loin dans ce pays où je ne m'attendais pas
à me dire que tu me manques; même si parfois je me souviens
De ce qui m'a fait te dire de t'en aller au matin

Je regrette tes mots tendres et cet amour qui était notre
C'était sans doute pas parfait mais nous étions heureux
A force de faire tout par moi même, j'en ai oublié l'essentiel
J'ai oublié que dans un couple il fallait être deux.

Je voudrais tout faire pour que tu oublies combien je suis con parfois
Têtu comme un âne, c'est sans doute mon plus petit défaut
Et j'oublie certainement tous ceux qui font que je t'ai perdu à présent.

Serait-ce seulement possible ? peut-on tout recommencer ?
Je nous ai fait tellement de mal que je ne peux même pas me pardonner
J'ai beau chercher quelles sont mes chances; probablement zéro.
Donc je libère la place pour le prochain héros

Je voudrais qu'il te rende heureuse comme je n'ai pas su le faire
Et tant pis pour nos rêves tu n'as qu'à les mettre à la poubelle
J'ai merdé à fond mais comme je l'ai voulu
Chacun reprend sa route là où nous l'avions interrompue.

à Laurence
14 mars 2011
(écrit en sortant de l'avion, à Melbourne mais ce texte ne sera pas publié avant mon retour de l'Australie)

Frédéric COTTA (Poete-Fada) Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License

22 févr. 2011

Encore quelques heures à attendre

Encore quelques heures à attendre
Et cette envie qui me reprends
Encore quelques heures à attendre
Mais pour moi le temps est toujours trop long

Encore envie de ta peau
Même si ça brûle et que j'ai chaud
Encore envie de ta voix
Mais tes baisers me laissent sans voix

Encore quelques heures à attendre
Quand tu seras là restes avec moi
Encore quelques heures à attendre
Viens m'aimer, je t'attends

22/02/2011
Frédéric COTTA (Poete-Fada) Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License

19 janv. 2011

Renouveau

Tes mots sont un tel coup porté à mon coeur
Sms assassin, porteur de mon malheur
Voilà que déjà tu fuis notre bonheur

J'aurais aimé avoir plus d'heures
Pleurer fait perdre du temps
Et hurler à rien ne sert

J'aurais aimé te montrer les coins perdus
Où seuls les amoureux vont
Où seuls nous aurions été amants

J'aurais aimé te garder captive
Mais tes mots sont autant de pointes acérées
Qui expriment ton désir de partir

Tes pensées te trahissent
Et perlent au delà des mots
Je te perds mais j'esquisse
De ton départ un renouveau

Frédéric COTTA (Poete-Fada) Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License

10 oct. 2010

Up 2 next level

J'ai grandi comme une mauvaise herbe,
J'ai pris des risques que j'assumes
J'ai commis les erreurs qui font l'homme que je suis

J'ai fait de mon mieux
Parfois j'ai gagné
J'ai pris les chances qui s'offraient

I wanna go up 2 next level
Effrayer mes craintes,
Construire un avenir
I wanna go up 2 next level
Exploser ces murs qui ruinent mon futur

J'ai cru les menteurs
J'ai menti aussi
Je ne suis qu'un être humain parmi cette nuée

Puis-je aller plus haut ? je ne sais !
Puis-je pardonner ? je ne sais pas
Dois-je m'assoir et prier pour qui ?

I wanna go up 2 next level
Effrayer mes craintes,
Construire un avenir
I wanna go up 2 next level
Exploser ces murs qui ruinent mon futur

Trouver LA formule
Qui comblera
Ce vide immense que je créé autours de moi

Construire mes règles
Respecter mes lois
Faire que s'achève cette destruction de moi

I wanna go up 2 next level
Effrayer mes craintes,
Construire un avenir
I wanna go up 2 next level
Exploser ces murs qui ruinent mon futur


Frédéric COTTA (Poete-Fada)
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License

5 oct. 2010

j'étais là !

J'étais là pour ton premier sourrire, tes premiers pleurs, ta première dent et tes premières frayeurs;
J'étais là, assis près de toi, jamais loin, scrutant du regard tes premiers pas et tes blessures et tes chagrins;
J'étais là avec mon amour et mes erreurs, j'ai essayé de t'apprendre la vie comme un père protecteur;
J'étais là, je voulais que tu saches éviter les pièges que la vie m'a tendu avec tellement de hargne;
J'étais là et tu m'écoutais, pourtant c'est parmis les gens que j'aime que je puise ma force;
J'étais là, et puis un jour tout a basculé, je ne sais pas pourquoi, ni comment me l'expliquer;
Je suis là, mais t'as grandi, tu t'es émancipé, t'as fait du chemin et parfois je me sens renié;
Je suis là, je sais quelque part dans ton coeur, il y a une place pour mes erreurs et mon amour
J'étais là, et je le serais toujours

Frédéric COTTA (Poete-Fada)
Bon anniversaire, Rudy (17 ans), mon filleul
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2 août 2010

je saigne

J'ai beau être fier et rester souvent droit
J'ai beau être froid comme si ça m'atteignait pas
J'ai beau tout faire pour que ça se voit pas
Je saigne au plus profond de moi

Toutes ces batailles gagnées, perdues, jouées
Sous la mitraille on compte les blessés
Et cette haine qui ne fait que couler
Comme coulent mes larmes devant la télé

C'est comme notre hisfoire qui s'arrète
Comme cette illusion de bien être
Qui s'efface peu à peu de nos mémoires
Je saigne mais je ne le montre pas

Tant de rêves brisés en plein ciel
Tellement d'idées brulées par le soleil
Tant de joie étouffée par la misère
Et toi que le vent emporte au loin

Nous avons joué la partition facile
Les désaccords sont restés en exil
Tant de choses nous séparent
Je saigne, mais au revoir

(à Laurence)
Frédéric COTTA (Poete-Fada) Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Creative Commons License