blog des textes de poete fada (frederic cotta)

23 nov. 2003

Pourquoi devrais-je croire en ton manège ?

Pourquoi devrais-je
Croire ton manège
Tu m'as menti
il y a longtemps déjà

Toutes les fois
Où j'ai cru mourir
Quand tu t'en allais
loin de moi

Pourquoi devrais-je
Croire en ton manège
Pourquoi reviens tu
Après m'avoir tant déçu

Tous ces mois
Où la ville était grise
Où le soleil ne brillait plus
Où je n'étais plus vraiment moi

Pourquoi une nouvelle chance
Et surtout pour qui
Tu t'es si vite enfuie
Et j'ai cru mourrir de toi.

Tout semblait lent et lourd
Jamais je n'aurais cru en revenir
J'en était à me demander pourquoi
Je devais continuer à vivre sans toi

Pourquoi Devrais-je
Croire en ton manège
Revenir sur tes pas
Cela ne te ressemble pas

J'avais fini par oublier
La chaleur de tes baisers
Et les nuits folles passées
A reconstruire le monde dévasté

Pourquoi devrais-je
croire en ton manège ?

Frédéric COTTA (poete-fada)
23 novembre 2003
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17 nov. 2003

Derrière l'écran

A travers l'écran je ne vois
Que des mots sans importance
Qui défilent sur le fond blanc
Je ne sais pas où j'ai mal
Et si j'ai peur de souffrir
Et pourtant je ne cherche
Qu'à me faire aimer un peu plus.
Comment séduire à travers ce media ?

A travers l'écran je ne vois
Que la misère de ceux
Qui tente désespérément d'être deux
Tout comme je le tente moi
Pour mieux t'oublier toi
Tous ces mots qui me rongent
Et qui me font douter de moi
Comment approcher celle pour qui mon coeur bat ?

A travers l'écran je ne vois
Que de l'amour perdu à croire
Tant de mauvais garçons alors que moi
Je tente d'amener plus de joie
Comment devrais-je me comporter
Quand tant de fois je suis la risée
Où devrais-je me réfugier
Pour que tu acceptes de me rencontrer ?

A travers l'écran je peux voir
Que tu es aussi seule que moi
Que ta vie n'est guère plus enjouée
Que ton coeur n'a depuis plus longtemps aimé
Que tes amours sonnent aussi plat
Que je peux raconter mes ébats
Et pourtant malgré tout cela
tu refuses de me laisser venir à toi

Frédéric COTTA (poete-fada)
17 novembre 2003
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8 nov. 2003

Matins calins

Me lever tous les matins auprès de celle que j'aime
Carresser ses cheveux et lui dire je t'aime
Sauter dans les flaques par une pluie d'été
Avoir les cheveux qui flottent tout mouillés
Se frotter dans une serviette près de la cheminée
Et sentir ta tête contre moi se poser
Vivre un peu comme s'il n'y avait que nous
Oublier tout, les autres on s'en fous

Me lever le matin et sourire à ton réveil
Tendre et paisible après la nuit sans sommeil
Trainer au déjeuner pour mieux admirer
Tes cheveux toute la nuit caressés
Partir pour le boulot en sachant que bientôt
Après toutes les contraintes du métro
Te revoir est ce qu'il y a de plus beau
Et oublier tout, les autres on s'en fous

Me lever tous les matins auprès de celle que j'aime
Sentir son doux parfum se répandre dans la pièce
Oublier les clés pour mieux revenir
Passer encore un peu de temps avant de partir
Reprendre un autre baiser
Comme si c'était le dernier
J'ai tant de fois révé de ce moment
Que Je l'attend je t'attend.

Frédéric COTTA (poete-fada)
09 novembre 2003
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nu

nu,
Tu semblais attendre de moi plus
Mais j'étais nu
Mon âme et mon corps découverts
A la merci de tes ombres et lumières

Nu,
Mon coeur battait à à rompre mon corps
Et toi tu m'as serré si fort
En cadençant des encore, encore,
Encore

Nu,
Je ne pouvais attendre rien de plus
Qu'une relation un peu superflue
Juste un peu moins de vertue
Et encore, encore

Nu,
Au fond du lit blottis l'un contre l'autre
Je ne pouvais réver de moments autre
Extase des sens où tu m'aimais
Encore et encore

Nu,
Bientôt le rève allait s'achever
Avant que tu partes je devais
Te dire combien je t'appréciais
Encore et encore.

Frédéric COTTA (poete-fada)
08 novembre 2003
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